Osez le numérique !

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Cela n’a pu vous échapper, le digital révolutionne aussi le monde de l’agriculture. Il offre des possibilités de gérer plus efficacement les coopératives agricoles, de renforcer la proximité avec leurs adhérents, et même d’interagir avec eux. De véritables outils de développement à intégrer dans vos stratégies !

 

Les trois quarts des agriculteurs sont désormais équipés d’au moins un ordinateur, plus de la moitié d’un smartphone et près d’un tiers d’une tablette ; Pour plus de 80% d’entre eux, internet fait désormais partie du quotidien (Enquête Agrinautes-Agrisurfeurs 2015).

Si la météo est le premier des usages, les agriculteurs recherchent aussi l’actualité professionnelle et consultent régulièrement leurs services bancaires. Ils gardent aussi l’œil sur les cotations agricoles : 22% les consultent chaque semaine sur smartphone (Enquête Agrinautes-Agrisurfeurs 2015).

 

Vente de grain depuis le tracteur

Certaines coopératives se sont d’ailleurs adaptées à cet usage ; EMC2 par exemple, a développé une application permettant de consulter en permanence les cours, de fixer les prix et de concrétiser la vente depuis son tracteur.

D’autres « applis » aident les techniciens des coopératives dans leur mission de conseil (parcellaires, historique des interventions, informations réglementaires). Des outils opérationnels rendent ainsi plus efficace le service offert aux agriculteurs. L’envoi par SMS de préconisations de traitement par exemple, est à la fois souple et simple à mettre en place.

 

AG en ligne

Au delà des avantages pour l’activité quotidienne de l’agriculteur, le digital est précieux pour renforcer la gouvernance coopérative.  Grâce à la retransmission de son Assemblée Générale sur sa WebTV, une coopérative a ainsi permis à plusieurs centaines d’adhérents de suivre les débats depuis chez eux .

A l’heure où leurs territoires d’activité s’étendent et leurs effectifs salariés se développent, les coopératives comprennent l’intérêt de renforcer la proximité avec leurs adhérents. Certaines coopératives ont ouvert un compte privé sur Twitter pour faciliter la communication interactive avec leurs adhérents.

 

Partages d’expérience

Les agriculteurs utilisent les réseaux sociaux avant tout pour le partage d’expérience : 92 % disent rechercher des avis d’autres agriculteurs sur des matériels, des produits, des marques (enquête menée auprès d’exploitations françaises de plus de 50 ha par l’agence Hyltel). Et même si 20 % seulement des agriculteurs sont aujourd’hui utilisateurs des réseaux sociaux, une forte croissance est attendue, surtout chez les jeunes. Même si la qualité de la connexion (voire l’absence de couverture 3G) constitue souvent un frein aux usages numériques en zone rurale.

 

Réseaux sociaux : to be or not to be ?

Du côté des coopératives agricoles, peu ont fait le choix d’une présence sur les réseaux sociaux. Beaucoup redoutent les messages de critique. « Dans les faits, il est pourtant plus facile de suivre et d’apporter une réponse construite si les critiques sont ciblées sur le « mur Facebook » de la coopérative elle-même, plutôt que dispersée », estime Olivier Frey, docteur en économie et auteur de l’étude « La coopérative digitale » (2014). Mais attention, la présence sur les réseaux sociaux suppose d’y consacrer du temps. « La majorité des coopératives peut, pour les réseaux sociaux notamment, s’appuyer sur des salariés qui sont déjà actifs à titre personnel. Pour autant la formation est essentielle », souligne Olivier Frey.  Car bien sûr communiquer en tant que représentant d’une structure répond à des règles qu’il faut maîtriser.

Bref, à chaque coopérative d’inventer et de faire vivre sa propre « culture digitale », selon ses priorités et son environnement.

 

Pour aller plus loin sur le sujet, participez à notre séminaire :

« Coopérative 2.0, comment créer de la valeur grâce au digital ? » qui se déroulera les 6 et 7 avril 2016 !

>Voir le programme

 

L’Institut de la Coopération Agricole